GP

Un journal pas intime

Fuck you le pouce.

C’était la première fois depuis longtemps que j’avais envie de te faire mal.

Tu m’avais dis «on s’voit-tu».
J’tais pas sure.
Tu m’avais convaincue,
À coup de «t’es belle, j’ai envie d’toi».

De cogner vigoureusement ton front contre un meuble. De t’infliger un coup de coude sur la tempe. De tirer tes cheveux jusqu’à exposer ta joue à ma gifle.

Le sexe-date était lancé.
Lundi de Pâques.
Merci Ô Christ pour le congé.

De t’faire une jambette qui péterait tes palettes.

Cinq heures après l’avis de ton Vu,
J’pourrissais encore tel ton compost au soleil.

J’me lance : bonhomme triste et point d’interrogation.

Fourre-toi-le où je pense, ton gros thumbs up bleu.

Comme un vieux Voltaire qui recueille de la poussière,
Une femme solitaire.
Bibliothèque amère qui ne sert.
Dorénavant qu’un ornement justificatif.
«Regardez, invités, tous ces livres eurent été lus.»
Les reliures traînassent comme de vieux paons.
Plumes obsolètes.
Pauvres poètes.
Chaste femmelette.