GP

Un journal pas intime

Tag: contre-basse

Une laisse n’empêche pas de perde son chien.

J’avais un poodle.
Un joli poodle de 6 pieds qui semblait m’aimer, mais ne pouvait me le dire.
Un poodle qui me caressait et me donnait l’impression d’être à deux dans ce monde.
Mon poodle c’est un musicien.
Et mon poodle s’est fait offrir une tournée.
Et comme tout bon musicien, il est parti manger de la baguette et du fromage qui goûtent meilleurs sur un autre continent.
Pas comme tout bon canin fidèle, le poodle n’a pas que croqué la mie fraîche sous l’Eiffel.
Il a dégusté une chatte.
Comble de l’interracial.
La chatte est vite devenue chat dans ma gorge.
Et quelques mois plus tard, le poodle fréquente à nouveau les 747 pour retrouver les saveurs d’outremer, toujours sous prétexte de faire des sons avec une caisse de bois.
Chatte restant chatte cite et scande à propos des garçons : «Vive le Québec Libre.»
Libre. Oui.
Désormais libre, en fait.
Chatte, va.
Même si le contraire ne t’empêche apparemment pas.
Poodle on the run.
Que personne n’appelle de patrouilleur, il trouvera certainement refuge dans les griffes d’une féline.

 

C’est un play qui joue.

C’est des gros doigts qui tombent sur un piano. C’est un crescendo qui monte pas.  C’est une corde vocale avec laquelle on se passe la soie dentaire.  C’est le bruit d’un accordéon qui s’efface dans ses rides.  C’est de la corne qui gifle une contre-basse.  C’est un vinyle qui pleure.  C’est un play qui joue.  C’est un décibel de trop.  C’est un volume qui fait fermer les yeux.  C’est un jingle qui fait taper du pied.  C’est un archet qui grince.  C’est le ballet de casse-noisette, sans entracte ni publique.  C’est un maître de cérémonie.  C’est un chef d’orchestre.  C’est la peau d’un tambour qui raisonne.

C’est une toune qui passe, qui me fait penser à toi.