Papas. (avec un «s»)

par GP

Mon baybay

Une conversation qui fait mal.
Un père.  Une fille.
Une paire déchirée qui se recoud.
Papa, Papou, raconte moi un peu.
Tu m’as beaucoup manqué.

Et moi qui écoute.
Mitigée et supportante.
Un coup de téléphone, un longue distance qui arrache ses émotions,
Celles qu’on veut et ne veut pas vivre.

Buisness, nouvelles, amours, projets, nouveaux départs.
Conversation banale, usuelle et inconnue.

Témoin d’un rapprochement,
Je baisse les yeux,
J’empreins et j’attends.
J’entends la tonalité qui meurt et le bonheur d’une voix entendue explosé.

Elle est contente.
Je le suis pour elle.

«M’man, j’ai parlé à Papa.
On se voit la semaine prochaine.
Tout est bien qui fini bien.
Maman, ne pleure pas.
On s’aime Papa et moi, et je t’aime aussi.
Ne te sent pas négligé.
Je t’aime.
J’ai hâte de te voir.
J’ai maintenant la tête libre pour mieux penser à toi.»

Un père, c’est un allié pour la vie.
C’est un garde du corps, c’est un enseignant de vie,
C’est un lion, c’est un chaperon, c’est un
lifegard.
C’est un
chum incestueux, c’est une épaule.
C’est un 30 minutes que l’on embrasse.
C’est un poids de moins dans une vie,

C’est deux syllabes qui  valent l’or.
Un trésor parfait et opportun.
Un X rouge sur une
map de pirates,
Qui rappelle les sources et appelle l’amour.