Chasser le naturel…

par GP

De nous deux, j’étais la plus éloquente.
Me revenait donc le sort de gérer ma tendresse dépeuplée.

Cette fois, c’était le coup d’épée dans l’eau de trop.
Des balivernes insipides et redondantes.
Une altercation galvaudée chargée de sottises exacerbées.

Les doigts en poings,
Je grinçais des dents.
Grosses narines agressives.
Et pulsations cardiaques démesurées.

Je te le reprochais,
Mais savais légitimement reconnaître mes fautes:
Mon identité de victime sollicitait ton bourreau.
Je te provoquais,
Crédule que ta nature taciturne se dissiperait.

Notre histoire était dès lors détentrice d’une brèche lourde additionnelle.
Commotion de nos vocables affectifs et littéraires inconciliables.
Démêlés et résiliation.

Deux pas derrière;
Et un dur deuil d’enclenché.

 

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