Fake, c’est ça.

par GP

Fake on est là.
On fait quoi ? On sait pas.  Mais on est là.

Dans l’fond.  Non.  Moi je suis là.  Mais toi, j’sais pas t’es où.

T’es une salope.
Et je t’envie.
Fourrer, j’aimerais.
Moi je sais juste faire l’amour.

En fait, moi je sais juste ; l’amour.
Mais c’est d’même.

Le temps c’est la clé de l’oubli.  Et l’oubli, c’est la clé du bonheur.
Parce que l’oubli, ça fait guérir.  L’oubli c’est un
bandaid.
La faculté de le faire, c’est le
polysporin.
J’ai ma trousse de premier soin.
Au moins.

On dit que d’enlever le diachylon d’une shot, c’est mieux.
On pense moins.  On se fait mal beaucoup, mais tellement vivement, qu’au bout du compte, c’est mieux.
C’est un mal pour un bien, comme y disent.

Pis de toute façon, même si je le portais plus longtemps mon plaster, il n’est pas imperméable.  Fake…  Je me retrouverais quand même noyée.  Dans l’eau des attentes.  Dans l’or bleu du cliché de l’optimisme féminin.