Il faut se méfier des princesses

par GP

Pour toi, Max.

Pour les princesses, l’autobus est un char allégorique à leur effigie.  Pour elles,  le trottoir se déroule devant leurs pantoufles de verre tel le tapis d’une cérémonie.  Le droit de passage à la lumière du coin est une redevance légitime à leur présence sur cette avenue.
Le taxi est leur employé.
L’enseignant est un ouvrier.
Le médecin un pauvre artisan.
Pour une princesse, tout ce qui vaut d’être célébrer c’est elle.

Elles ont se visage décapé, poncé, sablé, ciré.

Leurs cheveux tirés ou bouclés présentent une parfaite mise en plis.  Deux bâtons de cannelle délicats forment leurs sourcils.  Elles possèdent deux yeux si lisses qu’on croirait des billes.  Leurs cils nous sont offert comme des éventails raffinés.  Les pommettes de ces princesses sont authentiquement peinturées d’une laque de rose.  Elles sont doté d’une fossette à la joue droite, petite comme une pincé de sel pour une recette réussie.  Leurs lèvres sont un pétale que l’on déposerait sur de la porcelaine.

Pour les princesses : l’attente est une insulte, la raison des autres est absurde, le peuple représente une classe de bassesse.
Pour les princesses : elles doivent être la priorité maintenant et tout le temps, elles n’auront jamais tort, elles devront impérativement être servies et honorées.

Sissi y a droit puisqu’elle est héritière.

Celles qui ne sont pas de la monarchie,
ravisez-vous.
Les princesses, c’est pour les contes et la royauté,
alors arrêtez de nous emmerder.

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