Transition bien méritée.

par GP

Un monsieur avec un chapeau de chauffeur de train lave le plexiglas de la vitrine d’un restaurant.  Des haut-parleurs qui grinche émiettent sur le trottoir des fragments de «Viva La Vida».  La rue est italienne.
Les érables, prétentieux saisonniers, songent à se rhabiller.
Les patios sortent de leur hibernation et se pavanent sur les allées passantes.
Les botches se dégourdissent, s’éparpillent et se font transporter le long des fossés.
Un couple de mains se retrouve.  Peau à peau, et non, laine à laine.
Le calcium reste féroce et tâche toujours les chaussures, heureuses d’avoir pu remplacer les bottes.
Les bourgeons couinent.
On passe à la sangria.
L’équinoxe fait tiquer notre cadran d’avance.
Le soleil, lui, est découragé d’avoir à désormais, doubler ses quarts de travail.