Ziggy. Destin. L’or des hommes.

par GP

Je suis présentement en lecture de « L’énigmatique Céline Dion» de Denise Bombardier.  Ma mère m’a donné ce livre en guise de cadeau de fin de grève.  Céline, je l’ai haï.  Je l’ai envié.  Aujourd’hui, j’ai tout simplement assumé.  J’ai assumé l’incompréhensible ferveur que j’ai quand je l’écoute.  Ses syllabes nasillardes me font voyager.  Elles m’emportent en formule toute comprise au sein d’un cachet déjà vu, mais à la fois singulier.

Mme Bombardier dit qu’elle fait l’analyse sociologique du phénomène «Céline» dans son ouvrage.  À mon point de vue, c’est absurde.

Céline c’est une icône.  Céline c’est une référence.

Céline Dion, c’est une manifestation complète et incompréhensible.  C’est une cible facile.  Céline Dion c’est une formule mythique.  C’est un emblème que l’on ne pourra jamais saisir totalement.

J’estime que c’est mieux ainsi.  Gardons-nous une figure forte, stable et intouchable.  Gardons-nous un pilier sociologique.

Des fois, c’est mieux de pas trop disséqué.  Des fois, c’est mieux de préserver l’illusion.  Le fantasme dépasse toujours nos attentes, contrairement à la tangibilité de l’instant.  La rationalité est parfois mieux placée sous terre.  Mentez-nous pour qu’on vive dans l’abstraction.  L’utopie, c’est la voie facile, mais si bonne à goûter.